Partage International - La dimension spirituelle du revenu de base universel
Extraits du livre d’Anne Marie Kvernevik et Anja Askeland
Extrait 1 :
Lorsque tous les gens auront un accès adéquat à la nourriture et pourront vivre librement, en tant que membres pleinement acceptés de l’humanité, il y aura de la justice dans le monde. Lorsqu’il y aura la justice, il y aura la vraie paix, s’il y a la vraie paix dans le monde, il y aura un avenir pour le monde et pour nous tous — pour paraphraser les conseils de Maitreya sur la façon de réaliser la justice sociale.
En temps de crise, ce sont les pauvres et les groupes les plus faibles qui sont le plus durement touchés. On l’a observé lors du krach boursier qui a précédé la Seconde Guerre mondiale, lors de la crise immobilière et bancaire de 2008, lorsque la pandémie de la covid-19 était à son comble, et c’est encore le cas aujourd’hui alors que la guerre fait rage en Europe. Nos gouvernants, les politiciens, les chefs d’entreprise, les sociétés multinationales et autres, privilégient leurs besoins et leurs profits. En même temps, les plus pauvres sont négligés et se retrouvent dans des situations désespérées. Le fossé entre les riches et les pauvres, tant ici en Norvège que dans le reste du monde, se creuse et devient visible pour tous.
Nous sommes allés trop loin dans notre individualisme, nous sommes tellement concentrés sur notre propre identité que nous ne voyons pas l’unité de la vie. Cette « auto-identification » nous a conduits à créer un paradigme et des systèmes fondés sur des principes erronés : la compétition, la division, le séparatisme, l’inégalité et la guerre. Ceci est en opposition directe avec la réalité intérieure, que l’humanité est sur le point d’expérimenter, et qui est l’unité des êtres humains. La plus grande division sur Terre aujourd’hui est l’inégalité économique entre le Nord et le Sud — entre les nations industrielles et les pays émergents. Mais il existe aussi des divisions de classe et des différences dans l’accès aux ressources dans chaque pays.
Il est donc nécessaire de mettre en place un système tel que le revenu de base universel (RBU) qui puisse répartir les ressources de manière plus équitable et contribuer à un changement de paradigme. Nous avons besoin d’un changement vers la spiritualité ; vers un paradigme qui fait de la place et stimule l’unité humaine, la compassion, qui voit l’humanité de manière holistique — comme une partie de la nature. Les Enseignements de la Sagesse éternelle décrivent en profondeur comment changer notre réalité physique basée sur la séparation, l’avidité et la compétition, pour des systèmes fondés sur le partage et la justice qui contribueront au développement de tous les aspects de la conscience. Avec un tel changement, nous ferons l’expérience d’un véritable sens de la communauté et de l’égalité, et d’une perspective de la spiritualité où l’objectif central est de prendre soin à la fois des personnes et de la nature pour la croissance et le développement. Un tel changement évitera que les pauvres n’aient à supporter le plus gros fardeau en temps de crise.
Plusieurs leaders bien connus ont plaidé en faveur du RBU. Dans les années 1960, Martin Luther King, militant des droits civiques, a plaidé en sa faveur. Il a parlé de la pauvreté et de ce qui est nécessaire pour vivre une vie décente. Non seulement les besoins fondamentaux des gens devraient être satisfaits, mais chacun devrait avoir la possibilité de vivre et de participer pleinement à la société.
En 2020, le pape François a appelé à la mise en œuvre d’un RBU dans son nouveau livre intitulé Un temps pour changer (Flammarion) : « Reconnaître pour la société la valeur du travail des personnes qui ne gagnent pas d’argent est un élément essentiel de notre réflexion dans le monde post-covid. C’est pourquoi je pense qu’il est temps d’explorer des concepts tels que le RBU […] : un paiement forfaitaire inconditionnel à tous les citoyens, qui pourrait être distribué par le biais du système fiscal. Le RBU pourrait remodeler les relations sur le marché du travail, en garantissant aux gens la dignité de refuser des conditions d’emploi qui les enferment dans la pauvreté. Il donnerait aux gens la sécurité de base dont ils ont besoin, supprimerait les stigmates de l’assistanat et faciliterait la mobilité entre les emplois, comme l’exigent de plus en plus les modèles de travail basés sur la technologie. Des politiques comme le RBU peuvent également aider à libérer les gens pour qu’ils puissent combiner le fait de gagner un salaire avec celui de donner du temps à la communauté. » (https://basicincome.org/news/2020/12/pope-francis-advocates-basic-income-in-new-book/)
Qu'est-ce que le RBU ? Cinq critères
Le Réseau mondial pour le revenu de base définit le revenu de base par cinq critères :
Périodique — Il est versé à intervalles réguliers (par exemple tous les mois), et non sous la forme d’une allocation unique. Il offre une certaine prévisibilité et le ménage peut planifier son budget et sa vie.
Paiement en numéraire — Il est versé dans un moyen d’échange approprié, permettant à ceux qui le reçoivent de décider de son utilisation. Il n’est donc pas versé en nature (comme de la nourriture ou des services) ni sous forme de bons dédiés à un usage spécifique.
Individuel — Il est versé sur une base individuelle — et non, par exemple, aux ménages. Ce point est important car il répartit le pouvoir au sein des ménages, ce qui est particulièrement important pour les femmes qui gagnent en indépendance et en pouvoir d’achat. Les personnes handicapées et les personnes âgées gagnent également en indépendance.
Universel — Il est versé à tous, sans condition de ressources. L’universalité garantit que tout le monde en bénéficie, et que nous reconnaissons l’égalité et le droit à la vie de chacun.
Inconditionnel — Il est versé sans obligation de travailler ou de démontrer sa volonté de travailler. Les gens ont des besoins différents, des talents différents et des opportunités différentes. Les gens savent eux-mêmes ce dont ils ont besoin. Il ne faut pas non plus collecter des données sur les habitudes de consommation ou conduire à une quelconque forme de contrôle social. Vous avez droit à un revenu de base parce que vous êtes un être humain vivant.
Il est difficile de dire quel doit être le montant du RBU et le Réseau n’en fait pas un critère, mais il devrait au moins être suffisant pour que chacun puisse mener une vie digne et participer activement à la vie de la communauté.
Le RBU est un droit de l’homme. Sa généralisation sera un acte de compassion et un cadeau de bienvenue à tous les enfants nés dans notre monde.
La Sagesse éternelle
Ces enseignements présentent une spiritualité qui s’intéresse au développement et au bien-être de l’homme, et non au lien qu’il entretient avec la religion ou le divin au sens traditionnel du terme. Fondamentalement, la Sagesse éternelle enseigne que toute vie est une, a une conscience, est divine et évolue. Les êtres humains sont des âmes en incarnation et se développent à travers des vies successives, jusqu’à ce qu’ils atteignent finalement la perfection, comme l’ont atteinte les Maîtres de Sagesse.
Benjamin Creme, qui a fondé la revue Share International (Partage international) est, à ce jour, le dernier d’une longue lignée d’auteurs, dont H.P. Blavatsky, A. Bailey, H. Roerich et A. Besant, qui ont transmis et actualisé cet enseignement. B. Creme a présenté des informations sur Maitreya et les Maîtres de Sagesse. Maitreya est notre frère aîné sur notre planète. Il a suivi le chemin du développement d’un être humain, est devenu un Maître de Sagesse, et est à la tête des Maîtres de Sagesse. Il représente l’énergie d’amour qui est envoyée sur notre planète en provenance des sources cosmiques.
L’enseignement de Maitreya porte sur l’unité, la fraternité et la compassion. La tâche de Maitreya et des Maîtres de Sagesse est, entre autres, de nous inciter à distribuer équitablement les ressources du monde et à prendre soin de la nature. De cette façon, nous pouvons créer une société planétaire « où personne ne manque de rien » pour vivre une vie épanouie, et nous pouvons apprendre à vivre dans de justes relations les uns avec les autres. Nous pouvons tous prendre part à ce processus de changement et contribuer à un changement de paradigme indispensable pour la justice et la paix sur Terre.
L’énorme énergie d’amour de Maitreya contribue grandement au processus de changement et donne de l’espoir. Il se préoccupe des grands problèmes de notre époque et propose les priorités suivantes pour le monde : un accès approprié à la nourriture pour tous, un logement pour tous, un accès aux soins de santé pour tous, une éducation pour tous et le rétablissement d’un équilibre écologique dans le monde. La répartition équitable des ressources mondiales est à la base de toute possibilité de paix sur notre planète. Les priorités de Maitreya sont en parfaite adéquation avec les objectifs des Droits de l’homme et les Objectifs de développement durable des Nations unies.
Qu'entend-on par spiritualité ?
Les groupes religieux se sont appropriés le terme « spirituel », mais l’homme est un être spirituel à part entière, indépendamment de son appartenance à une religion. Le thème de la spiritualité est abordé ici dans la perspective des enseignements de la Sagesse éternelle. Dans ce contexte, le mot spirituel est défini comme suit : « Toute activité qui fait avancer l’homme vers une forme de développement — physique, émotionnel, intuitif, social —, s’il y a progrès par rapport à l’état actuel, est fondamentalement de nature spirituelle. » (Le Maître Djwal Khul, par Alice Bailey, Éducation dans le nouvel âge, Lucis Trust, 1987)
Nous avons tous la possibilité d’opérer un changement dans notre conscience et d’inclure tous les aspects de notre vie dans cette définition du « spirituel ». L’énergie d’amour de Maitreya nous inspire à faire des choix importants en faveur de l’unité et de la justice, nous aidant à opérer ce changement, à la fois en interne et en externe. Maitreya est là pour tout le monde, religieux ou non religieux.
Toutes nos structures devraient être basées sur l’unité intérieure de l’humanité et refléter cette réalité. Toutes les âmes sont une seule entité. Nous devons créer des systèmes politiques, économiques et sociaux qui permettent à cette spiritualité de s’exprimer sur le plan physique. Maitreya nous assure que le chemin vers une vie spirituelle est suffisamment large et varié pour inclure toutes les personnes, religieuses ou non. Un revenu de base universel inconditionnel peut y contribuer.
Pour plus d’information : https://basicincome.org/ ; La Mission de Maitreya, tome III
Page d’origine : https://partageinternational.org/bpi_numeros/413/#la-dimension-spirituelle-du-revenu-de-base-universel-1
EXTRAIT 2 :
Dans la première partie de cet article, les cinq critères du revenu de base ont été présentés : il doit être périodique, payé en numéraire, individuel, universel et inconditionnel. Nous avons également présenté les principes fondamentaux de l’enseignement de la Sagesse éternelle, ainsi que la définition de la spiritualité du Maître Djwal Kuhl. Dans cette deuxième partie, nous soulignons en quoi le revenu de base est spirituel en soi et nous donnons des exemples de projets de revenu de base qui correspondent aux critères de spiritualité du Maître Djwal Kuhl.
Comment la réforme du revenu peut favoriser le développement spirituel tout en impliquant tous les domaines de notre vie – physique, émotionnel, social et ce que nous pourrions appeler l’aspect intuitif de notre vie ? Voici la réponse apportée par le Maître Djwal Khul : « Toute activité qui fait avancer l’homme vers une forme de développement — physique, émotionnel, intuitif, social – s’il y a progrès par rapport à l’état actuel, est fondamentalement de nature spirituelle. » (Le Maître Djwal Khul, par Alice Bailey, Éducation dans le nouvel âge, Lucis Trust 1987).
Nous décrirons d’abord ce qu’un revenu de base peut apporter en termes de changement dans ces quatre domaines et nous le relierons à la recherche empirique. Plusieurs essais de revenu de base universel (RBU) ont été menés et ont montré des résultats positifs dans tous les domaines.
Physiquement : Lorsque tout le monde recevra un revenu de base, les gens n’auront plus à se soucier de se nourrir, de se vêtir et de se loger. Les besoins fondamentaux de la vie seront assurés. Les maladies carentielles et autres maladies pour lesquelles nous avons actuellement besoin de médicaments disparaîtront parce que les plus pauvres d’entre nous auront le pouvoir d’achat nécessaire pour acheter à la fois des aliments nutritifs et les médicaments nécessaires. Avec le RBU, tout le monde obtient un niveau de vie suffisant et la possibilité de se créer un avenir meilleur.
Un certain nombre de projets de RBU ont montré que les besoins fondamentaux des participants sont largement satisfaits. Les enfants bénéficient d’une alimentation plus nutritive et d’un meilleur accès aux services de santé et aux médicaments. Un projet pilote a montré que, dans un village isolé, l’accès aux médicaments s’est amélioré parce que la pharmacie était établie localement et que les villageois avaient gagné du pouvoir d’achat. Des projets pilotes ont montré à maintes reprises que les participants ne travaillent pas moins s’ils reçoivent un revenu de base. Dans plusieurs projets, notamment dans les pays en développement, l’accès au revenu de base déclenche une spirale de croissance économique qui dépasse largement les attentes.
Sur le plan émotionnel : La perception d’un revenu améliore la qualité de vie de tous. La pauvreté, en revanche, engendre la peur, augmente le stress, un sentiment d’impuissance, de honte et d’infériorité. Avec le RBU, nous pourrons tous pousser un soupir de soulagement. Toute stigmatisation disparaît car recevoir un revenu de base est un droit accordé à tous. Le stress diminue et les gens ressentent la paix et la dignité nécessaires à la guérison. L’aide aux personnes et le bénévolat seront reconnus comme des contributions précieuses à la société, tout en fournissant aux gens aidés l’expérience qu’on s’occupe d’eux. Un revenu de base réduira également l’isolement et l’aliénation, et amènera un plus grand sentiment de sécurité et d’inclusion.
Tous les projets connus, dans les pays riches, à revenus moyens et pauvres, montrent que les participants ont acquis une meilleure qualité de vie. Cela vaut également pour les membres de la communauté qui n’ont pas besoin de ce revenu.
Les recherches montrent que le stress entraîne une baisse du quotient intellectuel (QI). « La tension mentale pourrait coûter aux pauvres jusqu’à 13 points de QI et induit qu’ils sont plus susceptibles de commettre des erreurs et de prendre de mauvaises décisions qui amplifient et perpétuent leurs difficultés financières ».
Sur le plan social : le RBU étant exactement ce qu’il est censé être, « universel », il contribuera à plus de justice et à une relation équilibrée entre toutes les personnes, indépendamment de leur origine ethnique, de leur sexe et de leur âge. Il contribuera à réduire les inégalités de revenus entre les classes et les groupes de population. L’écart de revenus entre les femmes et les hommes sera réduit et le revenu de base contribuera à une plus grande liberté pour les femmes. Les pauvres et les défavorisés acquerront une nouvelle liberté et une indépendance vis-à-vis des autres et des institutions. Le RBU contribuera à l’égalisation et à l’équilibre des pouvoirs au sein de la communauté, entre les plus privilégiés et les plus pauvres.
Lorsque la famille dispose de ressources suffisantes, les enfants et les jeunes peuvent terminer leur scolarité, participer à des activités avec les autres et poursuivre des études supérieures sans se soucier de savoir s’ils disposent des moyens financiers suffisants pour terminer leurs études. À l’âge adulte, chacun peut poursuivre ses études en fonction de ses besoins et de ses intérêts. Les prêts étudiants et l’endettement dont souffrent aujourd’hui des millions d’étudiants appartiendront au passé.
Correctement mis en œuvre, le RBU renforcera les communautés grâce à l’inclusion et à la responsabilisation de tous ses membres. Il en résultera une plus grande sécurité et une plus grande confiance entre les personnes, ce qui permettra une plus grande coopération au sein de chaque communauté. Une étude finlandaise montre que les participants ont plus d’influence et de confiance dans la démocratie.
En général, les projets pilotes ont donné des résultats impressionnants dans le domaine social. Ils montrent qu’avec le RBU, les communautés locales s’unissent pour accomplir des tâches plus importantes et qu’elles mettent en commun des fonds pour s’aider mutuellement à lancer de petites entreprises. Les projets montrent que les femmes jouent un rôle plus important au sein de la famille et qu’elles sont moins exposées à la prostitution. Le revenu de base permet donc d’équilibrer les rapports de force entre les hommes et les femmes. Les femmes acquièrent une plus grande confiance en elles, le courage de prendre des initiatives et un plus grand respect, tant au sein de la famille que de la communauté locale.
À l’inverse, l’inégalité et la pauvreté entraînent une augmentation de la criminalité et une diminution de la confiance dans la société.
Lorsque les besoins fondamentaux sont satisfaits, la criminalité diminue également, comme le montrent les recherches et les expériences du RBU. Dans le village d’Otjivero, en Namibie, la criminalité a diminué de 40 % pendant la durée du projet du RBU.
Intuitif : Lorsque les gens sont libres, leur potentiel créatif peut s’exprimer plus facilement. L’expérience de se sentir libre de suivre les impulsions de son âme, de faire des choses pour soi et pour les autres, peut être réalisée grâce à un revenu de base. La peur et le stress diminuent et l’on dispose de plus de temps pour la réflexion et la méditation, ce qui peut favoriser l’intuition et la connexion avec l’âme. Des groupes de personnes partageant les mêmes idées pourront coopérer, se réunir et créer ensemble. La paix sociale s’en trouvera renforcée. Le revenu de base permet d’espérer un avenir meilleur pour l’individu, la communauté et le monde. Il y aura des changements visibles et continus dans l’environnement et il sera plus facile de trouver un sens et de participer selon la manière unique de chacun.
Par ailleurs, des projets expérimentaux et d’autres recherches ont montré qu’il n’y a pas d’augmentation de la consommation de drogues lorsque les bénéficiaires reçoivent une allocation inconditionnelle en espèces. Les toxicomanes ont perdu l’espoir et le sens de la vie. Ils fuient donc la réalité par la toxicomanie et perdent le contact avec leur âme.
Certains projets ont donné de très bons résultats pour les toxicomanes, qui prennent leur vie en main.
La mise en œuvre du revenu de base est un acte spirituel
Pour que les gens progressent dans leur développement, la liberté est vitale. Dans son essence, le RBU représente une réforme qui mène à la liberté en étant inconditionnel et inclusif.
Dans tous les aspects de la vie que nous avons examinés — physique, émotionnel, social et intuitif — nous avons montré que le revenu de base améliorera la vie des gens et stimulera le développement de tous.
La mise en œuvre du revenu de base sera donc un acte spirituel d’une grande importance, tout en étant un acte de solidarité politique. Le revenu de base universel est en parfaite adéquation avec les priorités de Maitreya, l’Instructeur mondial, en matière de distribution équitable, et compatible avec son message d’amour. Si nous pensons globalement, le jour où nous déciderons d’introduire un système de revenu de base universel sera comme une déclaration d’amour. Il sera particulièrement ressenti par tous ceux qui luttent. Nous attendons tous ce jour avec impatience.
Page d’origine : https://partageinternational.org/bpi_article/la-dimension-spirituelle-du-revenu-de-base-universel-2/